Charles Prime

Charles Prime est un artiste français né en 1982 à Paris. Il vit désormais entre Paris et Pékin. Sensibilisé depuis son plus jeune âge à l’art par la visite des nombreux musées parisiens, tels que le Louvre ou le centre Pompidou, il se découvre une passion inconditionnelle pour le graffiti qu’il pratique de manière assidue pendant de nombreuses années notamment au Liban où il participe activement à la naissance du street art arabe.

Conscient des limites légales d’une telle pratique mais aussi de ses propres limites esthétiques, il part alors à la recherche d’une nouvelle forme d’expression. Elle doit être figurative et refléter l’époque, tant par les sujets que par la technique. Il remplace la bombe de peinture par un appareil photo, internet et une souris d’ordinateur. Une nouvelle passion est née : l’art digital. Il découvre alors un monde aux horizons infinis où laisser libre cours à son imagination, à ses interrogations et, bien sûr à ses doutes. Son art se veut alors le reflet du monde tel qu’il le ressent. L’individualisme, la crise écologique et la nostalgie d’un paradis que nous avons déjà perdu deviennent les sujets principaux de ses toiles. Le choix des formes parfois heurtées, souvent fondues évoque confusion, antagonismes, conflits dans un monde où le cataclysme semble être déjà advenu, tout au moins partiellement. Les couleurs s’affrontent, contrastent, luttent souvent les unes contre les autres, recréant le tourment non pas de l’initiale création mais de l’explosion finale.

Mais ceci n’est qu’une partie d’une œuvre qui possède aussi sa part d’espoir, de joie et d’enthousiasme. C’est en effet parce que Charles Prime est sensible aux beautés si menacées du monde  qu’il craint pour elles, mais qu’il peut également les révérer en les représentants et en les célébrant.

 

Pour cette première exposition solo, volontairement sans titre, Charles Prime nous propose de nous faire entrer dans son univers, à la fois accessible et mystérieux. Chacune de ses créations est accompagnée d’un poème de quelques lignes, guidant le visiteur jusqu’aux portes de l’imaginaire. S’ouvre alors un monde onirique, peuplés de chimères, témoins d’un Eden qui n’existe plus, métaphore d’une Nature violée et d’une Humanité humiliée par le pouvoir sans limite de la cupidité.

© 2021 galerie roy sfeir

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